Quand le danger vient de vos proches
Depuis trop longtemps, je côtoie un milieu où l’argent a perdu toute sa valeur. On s’enivre et l’on se livre à tous les délices, les échappatoires qui s’offrent à nous. Puis on se laisse monter au sommet de l’excitation jusqu’à en perdre haleine. Alors commence les dérives… puis, le lendemain on fait les comptes tant en capital santé qu’en numéraire. Beaucoup d’entres nous assument ce qu’ils font et la vie qu’ils mènent. Mais MOI ? Est-ce que c’est de cette vie là dont j’ai réellement envie ? Combien de temps me faudra-t-il pour comprendre que mon entourage aussi précieux soit-il est une nuisance perfide pour mon devenir. Je l’avoue, je n’assume pas ces folies, ces dépenses d’argent, ces tendances outrancières à brûler la bougie par les deux bouts, ces consommations de drogue, ces conversations sans contenues… Mais que voulez-vous faire ? Ce sont mes amis. Que suis-je sans eux ? Aurais-je le courage de tirer un trait (ce n’est pas un jeu de mot) sur ces années d’amitié profonde jusqu’à en devenir une forme d’amour ? Je suis fatigué. Tout me semble si fragile à commencer par moi-même.
Je me bats pour regagner la confiance que j’ai en moi sans dériver vers trop d’orgueil. Je me bats pour reconquérir ma rage de vivre sans artifices. J’ai envie de finir cet article par le psaume 50 que je vous invite à lire, à relire et à méditer : « …Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi tu veux me montrer ta justice, être mon juge et montrer ta victoire. Mais tu veux au fond de moi me montrer la vérité ; dans le secret tu m’apprends la sagesse… Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends moi la joie d’être sauvé… » Ce psaume est pour moi une source intarissable de réconfort. N’est-ce pas ?