Coup de foudre à Marseille

Publié le par Rédaction de kenose.com

J’ai rencontré hier, quelques minutes à la sortie de la messe, une jeune femme complètement perdue psychologiquement. Une superbe blonde aux cheveux courts et aux yeux couleurs or. En quelques secondes je me remets en mémoire qu’un « catholique doit être un ostensoir qui montre l’Amour du Seigneur ». Elle m’accoste avec une gêne réelle. Je n’aurais jamais pensé que ce serait pour me demander un ticket resto pour manger. Je la dévisage mais ne la juge pas. Je lui demande de m’accompagner. Elle a des larmes aux bords des yeux, j’ai peur qu’elle ne craque devant moi. Je prends conscience qu’elle ne joue pas un rôle. Je lui demande de me parler d’elle en m’appliquant à ce qu’elle ne raconte que des choses positives et non ses malheurs. J’apprends l’existence de son fils de sept ans et malheureusement l’abandon d’un père. Je n’insiste pas sur les conditions de cette séparation. Je l’empêche de continuer l’histoire et préfère qu’elle revienne à des choses positives. Nous arrivons à un distributeur. Je sors ma Premier et les billets arrivent sans attendre. Je lui tends une somme dont elle ne pouvait rêver. «On se quitte ici où je te paie un café lui dis-je ». Elle me suit, j’apprends qu’elle est dessinatrice sortie des Beaux arts, plus une année de spécialisation… qu’elle ne trouve pas de travail, si ce n’est quelques heures de ménage. Elle ne supporte plus Marseille, ça lui rappelle trop de mauvais souvenir mais elle n’a aucun moyen d’aller ailleurs. Et son enfant ?! Elle m’apprend d’autres détails sur elle mais je ne les divulguerais pas. Elle me montre son dernier dessin. C’est si sombre ! Cette femme est un ange tombée d’une fêlure dans le ciel et qui souffre de la salissure des hommes. Je lui demande de prendre soin d’elle pour l’amour de son fils. (Elle est visiblement anorexique, suicidaire mais pas toxicomane. Elle est si belle et si jeune.) On s’échange nos coordonnées. Je lui dis clairement que je ne lui servirais pas systématiquement de tirelire. J’ai été un peu cru et j’ai regretté d’avoir dis cela. Je lui demande de me compter parmi la liste de ses amis.

 

 

Seigneur Jésus Christ, dans ton Amour et ta grande miséricorde, que des milliards de grâces pleuvent en fines gouttes sur Delphine et son fils. Donne-moi, par l’inspiration de l’Esprit Saint, les moyens intellectuels de sauver cette fille et de lui redonner du courage pour poursuivre sa vie et pour l’aider à croire en Toi et à suivre ton appel. Seigneur Jésus : au secours ! Je t’implore du plus profond de mon cœur non pour moi mais pour elle et son enfant.          

 

 

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Publié dans Chroniques...

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