Accepter l'isolement...

Publié le par Redaction de kenose.com

Accepteriez-vous de rester chez vous des mois durant sans aucun contact avec l’extérieur ou du moins avec un contact très restreint. Je me suis réellement impliqué dans cette démarche et me trouve aujourd’hui dans une meilleure compréhension de moi-même, de ma logique interne. Rester seul pour s’ouvrir sur soi ! Non pour se refermer au monde, mais dans le but de mieux vivre notre passage sur Terre ! J’ai connu de nombreuses paniques : que vais-je faire enfermé dans un appartement, comment je vais occuper mon temps, trouverais-je la force d’expliquer à mes proches que j’ai besoin de me retrouver et que je ne souhaite pas pour l’instant que l’on m’appelle. Beaucoup vont s’inquiéter de votre état alors il faut les rassurer. Ce qui est difficile lorsqu’on est soi-même en situation de fragilité psychologique. D’autres, au fil du temps, vont porter des jugements hâtifs ; ils vont se demander pourquoi êtes-vous en train de chuter alors que vous avez tout pour être heureux, ils vont se dire que vous allez perdre le nord et perdre votre travail, votre situation  etc. Tous ces axes de pensées ne sont que des préjugés qu’il faut se hâter de rejeter.

 

 

J’accepte l’angoisse, je l’accueille, elle m’apprend beaucoup sur moi-même, je ne la fuis pas. Pour les occupations : beaucoup d’instruction donc beaucoup de lecture puis accouchement de nombreuses vérités propres à soi-même qu’il faut coucher sur papier. Lorsque la panique est oppressante, je ne lésine pas sur l’absorption d’anxiolytique en solution buvable (strictement sous surveillance médicale). Puis, je m’endors et en me levant je me redonne de nouveaux objectifs. Il faut parvenir à habiter son esprit et non pas se laisser habiter par les images fumeuses que la société de consommation nous jette en pâture.

Les valeurs humaines sont bien plus importantes que le consumérisme. Nous sommes tous différents les uns des autres, chacune de nos histoires est, je cite : « une histoire sacrée ». Même si le parcours est difficile il n’en reste pas moins que nous avons en nous dès notre naissance le début d’une histoire sacrée. Je l’ai déjà dis et je le répète : laissons le passé à la miséricorde, vivons le présent du mieux que l’on peut en nous intéressant à l’histoire des autres surtout des plus démunis, laissons l’avenir à la grâce… Habitons notre esprit, veillons sur la santé de notre âme plus que sur notre apparence, respectons l’histoire des autres, cessons d’entasser des biens matériels pour l’avenir… qui vous dit que votre histoire [que la mienne] ne s’arrêtera pas demain ? A bientôt. Tendres pensées.

Kyrie eleison.             

 

 

 

 

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Publié dans Chroniques...

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