De la dépense compulsive à lenvie de vivre modestement.
La dépense compulsive chez moi n’est une maladie mais une seconde nature. J’aime claquer du fric. Mes postes de dépenses les plus classiques sont la haute technologie, les grands restos et les fringues. Et parfois, des week-ends à crever de faim pour le reste du mois. Je gagne ma vie très correctement mais j’ai tant de prélèvement que je suis toujours en négociation avec la Banque de France qui doit se prononcer sur mon cas. Je suis censé ne pas l’aggraver, ce cas, durant l’instruction du dossier mais c’est mal me connaître. C’est ne pas savoir que je suis enclin au suicide social. Ces derniers jours, j’ai complètement décroché. Pintes de bière, rhum de l’Ile Maurice, cognac, grands crus de rosé… Je viens de passer 15 heures à dormir et me voilà réussissant enfin à écrire quelques lignes. J’ai rencontré une ravissante femme d’une dizaine d’années de plus que moi mais je ne peux la rappeler car je ne sais plus rien de ce que nous nous sommes dits. Le patron, mon pote, m’a seulement dit que c’était une femme absolument fréquentable, célibataire, et qui venait souvent avec ses amies… Cela m’a rassuré. Ce qui me rassure moins c’est que je retrouve des stades de telle ébriété que je ne me souviens plus de rien. Ca c’est beaucoup plus grave. Ca n’arriverait pas si j’étais sous coke… Ne parlons pas de malheur ! O Sainte Vierge Marie, je m’enfonce de nouveau dans l’abîme, j’implore ton secours, celui de mon Ange gardien et du St dont je porte le nom. Des personnes comptent sur moi et ces personnes n’ont pas à subir ma « bipolarité ». Moi qui suis Enfant de Dieu, laisse-moi prendre ta main, ma chère Mère, et tire-moi de cette ténèbre qui tend à m’éloigner du Corps du Christ ton Bien-Aimé. Kyrie eleison, Christe eleison, Amen.