Encore un week-end sous coke.
Encore un week-end sous coke. D’abord, il est absolument inutile de se culpabiliser. Ce qui est fait est fait. Je m’excuse vis-à-vis de ceux qui m’ont soutenu mais j’ai raté une marche. En revanche, il est nécessaire de ressentir du repentir pour pouvoir aller de l’avant. Pour être franc, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu une coke de cette qualité. C’était animé chez moi, après toute une après midi alcoolisée, au resto, avec le soleil de Marseille, quatre potes qui se retrouvent, des litres de très bons vins, de la vodka parfaitement givrée et du rhum 8 ans d’age. Le dealer est arrivé à l’heure et semblait pressé d’écouter les éloges de sa coke. Je fis le premier trait : à peine coupée, dents anesthésiées, un goût amer qui plongent dans la gorge et les verres de l’après-midi que je ne sens déjà plus. Les potes attendent mon verdict. Adjugé, vendu ! J’étais pris au jeu. Quand on a une coke comme celle-là par les temps qui court c’est du luxe ! Un réflexe nous monte à la tête : il faut réserver, rafler ce qui reste. Trop tard. Mais tant mieux, c’était les derniers grammes. La dopamine se libère, les cerveaux sont en effervescences. Nous avons la chance d’être trois excellents guitaristes sur quatre, poly-instrumentistes qui plus est, plus de quinze ans de gratte pour moi, beaucoup de basse, de l’harmonica, flûte de pan…. J’ai tous les instruments qu’il faut chez moi. C’est parti ! On entre flamenco parce que c’est mon style du moment puis ça tourne pop puis jazz puis rock… Mes amis ne se doutent pas un instant qu’il me vient secrètement une envie de retrouver une amie avec une bouteille de champagne et de quoi se délecter d’une nuit blanche. Je me ressaisis par respect pour mes potes, pour la journée que l’on vient de passer et la nuit qui s’annoncent explosives. D’autant que je n’avais pas un sous et que ce sont mes potes qui ont réglé pour moi. Mais combien de fois ai-je fait cela pour eux dans le temps ? On n’a pas laissé une goutte d’alcool dans la maison ni un milligramme de coke. Le lendemain, j’étais encore speed jusqu’à 20h00 puis le KO. Autrefois, je me relevais d’une grosse soirée coke en 48h00 aujourd’hui il me faut trois semaines pour m’en remettre. Mon psy va avoir du boulot et moi de longues nuits de méditations et de prières. Et pour commencer, j’ai une bronchite ! Antibiotiques et tous le reste… Mon généraliste a bien capté que je m’étais défoncé à la coke et doit me plaindre et plaindre mon psy ! Putain, c’est plus de mon âge de faire de pareilles conneries ! Christe eleison.